Suite de Loudéac
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Sommaire |
Autres appellations de la danse
Terroir d'origine
Forme de la danse
La ronde, tenue par le petit doigt.
Tempo moyen
Le tempo dépend de la partie de la suite (voir dans description).
Présentation et description de la danse
Structure de la suite
Au fur et à mesure que l'on se rapproche du centre du "Pays de Loudéac", on pratique une suite "obligée" de danses en 4 parties dénommée parfois la suite "obligatoire". Elle est composée de la façon suivante :
- Le Rond de Loudéac (ton simpl)
- Le Baleu de l'Oust
- Le Rond de Loudéac (ton doubl)
- La Riqueuniée
Style général et particularités
Le Rond de Loudéac
- Autres appellations : Rond de l'Oust, Rond de Loudia
- Tempo : 170 à 174
- Forme la plus répandue : la ronde tenue par le petit doigt, hommes et femmes alternés.
La danse est dynamique, soutenue par un mouvement très actif des bras. Les appuis se font pratiquement à plat. La danse progresse sur le temps 1 (un peu en biais, en arrière de la ligne de danse), au temps 3, le pied droit se pose en avant de la ligne de danse. Au temps 4, le pied gauche revient à l'assemblée du pied droit.
Le mouvement de bras est un mouvement de rotation autour de l'épaule en conservant l'articulation du coude à 90 degrés.
Les 2 parties représentant la ronde correspondent aux pas décris précédemment.
Le Baleu de l'Oust
- Tempo : 125 à 140
- Forme la plus répandue : le cortège de couples.
Le baleu s'effectue en cortège de couples formant un cercle, en avançant en sens inverse des aiguilles d'une montre. Les cavaliers prennent leur cavalière de droite, main droite dans main droite, main gauche dans main gauche, pendant toute la danse.
- La balade : marche en avant légèrement claudicante. C'est toujours le pied gauche qui entraîne la progression. Le pied droit vient rejoindre le pied gauche.
- La figure : la figure se fait sur place, sans progression. Les pas restent identiques à ceux de la ronde, à ceci près que la cadence est beaucoup plus lente.
Les pieds se posent bien à plat, dans le même style que la "ronde". Pour la figure, le mouvement des bras accompagne les pieds. Les appuis se font comme dans la ronde mais d'une façon plus "feutrée" car le rythme est plus lent.
La Riqueuniée
- Tempo : 125 à 140
- Forme la plus répandue : ronde tenue par le petit doigt.
La Riqueuniée est le nom du passepied local en référence au combat de coq. La forme de la danse est la ronde. Celle-ci tourne vers la gauche. Les danseurs se tiennent par le petit doigt pendant toute la danse. Le style est assez enlevé.
- La balade : elle est marchée latéralement. La progression se fait toujours avec le pied gauche, le pied droit venant ensuite rejoindre le premier. La marche latérale est souple et naturelle. Elle est scandée par un mouvement des bras avant arrière (les avant-bras restent horizontaux). Le reste du bras (de l'épaule au coude) doit alors s'étendre à l'horizontale quand le mouvement est vers l'avant (aux temps impairs), l'angle du coude approchant les 180 degrés.
- La figure : Les danseurs se remettent en ronde.
Le temps 2 est bien marqué, accentué par un léger déséquilibre du corps vers l'arrière. Le genou droit se lève modérément (un peu plus pour l'homme que pour la femme). Sur le temps 4, le corps rebascule vers l'avant, reprenant son équilibre. Pendant 4 temps, les bras font un mouvement "d'enroulé-déroulé" : enroulement aux temps 1 et 2 et déroulement aux temps 3 et 4.
Accompagnement musical ancien
- Chant à répondre en gallo
- Parfois instruments tels que violon, vielle, clarinette, accordéon
Remarques particulières
Par ses appuis pris à plat et le peu d'élévation des pieds, cette suite devrait être lourde par la position de bras toujours à l'équerre, elle devrait donner une impression de raideur... Il n'en est rien. Dans cette danse basse, assise, le corps se libère de son attache au sol par le puissant ressort des genoux toujours en légère extension-flexion, qui lui assurent une suspension continue.
A cette relative élasticité, viennent s'ajouter les élans retenus des bras, épousant à la perfection les impulsions du corps. Par sa sobriété et sa mesure, par la valeur accordée à ses moindres détails, cette danse a la marque de la grâce paysanne.



